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Par candaulistes, le 25.08.2025
beau reportage . http://leblogd escigognes.cen terblog.net
Par leblogdescigognes, le 24.07.2025
belles citations remplient de réalité http://leblogd escigognes.cen terblog.net
Par leblogdescigognes, le 24.04.2025
je ne vous le fais pas dire !! même de bruxelles :-) http://fragill esoixantedeux. centerblog.net
Par fragillesoixantede, le 24.02.2025
belles leçons de vie ou beaucoup de personnes devraient sans inspirées . bravo http://leblogd escigognes.cen
Par leblogdescigognes, le 20.12.2024
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Date de création : 30.10.2014
Dernière mise à jour :
27.01.2026
1704 articles
Juste au cas où vous n'auriez pas lu cet article.
Un autre meurtre perpétré par les agents de
l'I C E (TRUMP).
Le drame de Minneapolis : anatomie d'une exécution
Article de Maxime Marquette
Les dernières minutes d’Alex Pretti
Reconstituer les dernières minutes de la vie d’Alex Pretti est un
exercice douloureux mais nécessaire. Ce samedi 24 janvier,
des agents de l’ICE et du Border Patrol tentent d’entrer dans un
restaurant de Minneapolis. On leur refuse l’accès. La tension
monte. Alex est là, comme des dizaines d’autres citoyens,
pour documenter les opérations des forces fédérales. C’est
son droit constitutionnel. Il filme aux côtés de deux
observateurs juridiques, reconnaissables à leurs sacs à dos
orange. Les vidéos analysées par Reuters, le Wall Street
Journal et CNN montrent ce qui s’est passé ensuite. Vingt-huit
secondes avant le premier tir, un agent pousse violemment
une observatrice juridique. Pretti réagit instinctivement, se
déplace sur le trottoir, tente de s’interposer pour aider les
personnes bousculées.
Ce qui suit défie l’entendement. L’agent qui a poussé
l’observatrice asperge Pretti de gaz poivre. Aveuglé,
l’infirmier est plaqué au sol par plusieurs agents fédéraux. Les
images montrent environ six hommes autour de lui. C’est là que
tout bascule. Une vidéo, vérifiée par les plus grands médias
américains, montre un agent retirant le pistolet de la ceinture
de Pretti — une arme détenue légalement, avec un permis de
port valide. Moins d’une seconde après, un autre agent ouvre le
feu. Dix balles. Cinq secondes. Alex Pretti, l’infirmier qui
n’avait jamais eu d’ennuis avec la justice, dont le seul contact
avec la police se résumait à des contraventions, gît mort sur
le bitume de Minneapolis. Le DHS parlera de légitime défense.
Le gouverneur Tim Walz, après avoir visionné les vidéos,
qualifiera cette version de « non-sens absolu ».
Une version officielle qui s’effondre
Le Département de la Sécurité intérieure a tenté de contrôler le
récit. Alex Pretti était armé, ont-ils dit. Il représentait une menace.
L’agent a agi en légitime défense après avoir tenté de
le désarmer. Chaque mot de cette version s’est effondré face
aux preuves vidéo. NPR n’a trouvé aucune preuve que Pretti ait
jamais brandi son arme. Les images montrent clairement qu’il tenait
son téléphone, pas son pistolet. Le New York Times a confirmé
que deux agents ont tiré au moins dix coups en cinq
secondes sur un homme déjà au sol, déjà désarmé, déjà
neutralisé. Ce n’est pas de la légitime défense. C’est autre chose.
Quelque chose qu’on n’ose pas nommer dans une démocratie.
Le comportement des autorités fédérales après le tir est tout aussi
troublant. Le chef de la police de Minneapolis, Brian O’Hara, a
révélé que les agents du DHS ont bloqué l’accès des policiers
locaux à la scène du crime. Ils l’ont fait alors même que le Bureau
of Criminal Apprehension disposait d’un mandat signé par un
juge leur permettant d’enquêter.Un mandat judiciaire. Ignoré. Par
des agents fédéraux. En Amérique. Le juge Eric Tostrud a dû
émettre une ordonnance restrictive contre le DHS pour leur
interdire de « modifier ou détruire des preuves » liées au
meurtre. Quand un tribunal fédéral doit ordonner à des agents
gouvernementaux de ne pas détruire les preuves d’un homicide,
on a dépassé le stade de l’incident isolé. On est entré dans
quelque chose de beaucoup plus sombre.